Musée des Beaux-Arts

Le Musée des Beaux-Arts est un Musée de France situé en région Hauts-de-France dans le département du Nord en France sur la commune de : Valenciennes. La notice bibliographique proposée vous permet de parcourir des ouvrages par thème géographique , historique ou artistique


Contexte

Informations

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Thèmes des collections

Céramique Dessin Histoire de l'art Mobilier Numismatique Peinture Sculpture


Description

Historique

Les origines du musée se confondent avec la vie artistique qui s'épanouit dans la ville avant la Révolution. Dès 1782, une académie de peinture et de sculpture est fondée par le prévôt Pujol de Mortry. Trois ans plus tard, elle est affiliée à l'Académie royale. Le règlement prévoit alors que tout académicien doit présenter un «morceau de réception». Ainsi s'est constitué un ensemble dont une partie est toujours conservée au musé. Cette collection, temporairement accessible au public, constitue, avec les importantes confiscations des biens de l'Eglise et des émigrés, le premier fonds du musée. Les années révolutionnaires sont dramatiques pour les églises de Valenciennes. Aux actes de vandalisme et aux ventes forcées s'ajoutent les effets désastreux du siège et des bombardements intensifs de 1793. Les dommages que subissent de nombreuses églises précipitent leur démolition (Notre-Dame-la-Grande, église des Dominicains...). Des oeuvres d'art insignes provenant de ce patrimoine exceptionnel sont sauvées, elles constituent aujourd'hui non seulement le fonds le plus ancien mais aussi l'un des plus remarquables du musée : la peinture religieuse baroque flamande. Un premier inventaire est publié et imprimé à la date du 26 pluviose an IX (15 février 1801). Quelques mois plus tard, le 3 fructidor an IX (21 août 1801), le musée est officiellement ouvert au public. Malgré leur importance, aucun local destiné à leur exposition permanente n'est aménagé avant 1834, date de l'inauguration du musée communal, au deuxième étage de l'hôtel de ville. Le premier catalogue, qui comporte 293 numéros, paraît en 1839. Les premiers achats remontent à 1828. Il seront suivis de nombreux autres. Des acquisitions ont également lieu lors des expositions d'objets d'art et d'industrie qui se tiennent périodiquement dans les salons de l'hôtel de ville jusqu'au début du XXe siècle. Après une fermeture de 1845 à 1849, le musée bénéficie d'aménagements importants, tels que l'installation d'un éclairage zénithal. Le renom de la collection s'étend, et, en 1889, l'édition anglaise du guide Baedeker, Northern France, consacre l'essentiel de la description de la ville à celle de son musée, qui en constitue la principale attraction touristique. Devant l'accroissement des collections et l'impossibilité d'augmenter les espaces d'exposition, l'idée de l'édification d'un musée fut largement discutée. En 1898, la ville lance un concours pour la construction d'un bâtiment comprenant le musée, la bibliothèque et les archives, sur des terrains laissés libres à la suite du démantèlement des remparts. La situation économique est alors florissante et favorise la transformation du paysage urbain : l'édification de la gare, d'un lycée, de nombreux hôtels particuliers, la rénovation de l'hôtel de ville confèrent à la cité une image irrésistiblement moderne qui rompt avec celle d'une place forte militaire enserrée dans ses fortifications. Le projet retenu est celui du Valenciennois Paul Dusart, professeur aux académies et architecte de la ville. Une loterie permet de financer les travaux, qui ont lieu de 1905 à 1908. L'essor du nouveau musée, interrompu brutalement par les hostilités, reprend après la guerre. Après avoir été remis en état et avoir récupéré son patrimoine, il ouvre à nouveau ses portes en 1922. Adolphe Lefrancq, amateur érudit, conservateur de 1922 à 1943, donne vie à l'institution en organisant des expositions temporaires et en favorisant de nouvelles publications. Après la Seconde Guerre Mondiale, le musée rouvre en 1950. Au fil des ans, le musée ne bénéfice plus de mesures d'entretien et de modernisation qui s'imposaient. Ainsi le grand hall central dut être fermé dès 1968. Demeuré à l'écart du mouvement de rajeunissement des musées français, celui de Valenciennes se trouvait à la fin des années 1980 quasiment dans son état d'origine. L'absence de véritables réserves, de bureaux, de salle de conférence, d'espaces pour les activités pédagogiques nécessitait une rénovation urgente. Les collections se devaient d'être mieux présentées et le public méritait un meilleur accueil. Un projet fut alors lancé en accord avec la Direction des musées de France au début des années 90. De 1991 à 1995, d'importants travaux de rénovation et de modernisation du bâtiment sont menés par les architectes Christian Germanaz et Jean Copin. L'enceinte extérieur reste intacte tandis que la surface utile intérieure est doublée (4400 m²). Le réaménagement du niveau inférieur permet d'accueillir des espaces de bureaux et de réserves, un auditorium de près de 100 places et des ateliers pédagogiques.À l’exception de la crypte archéologique du rez-de-jardin, l’essentiel des collections se déploie dans les salles au-dessus, repensées afin de substituer à l’enfilade de petits cabinets de plus vastes espaces. Le plan centré permet un parcours de visite logique, en même temps, qu’il invite à une circulation libre. Au coeur du musée, la place Carpeaux met magistralement en scène les sculptures de l’un des artistes majeurs de la collection permanente. Le choix des couleurs - vert soutenu pour le hall central, rose brique pour les salles de peinture – ainsi que le totem végétal reliant la place Carpeaux à la crypte archéologique marquent cette première rénovation. Depuis plus de deux décennies, le musée des Beaux-Arts développe une politique culturelle généreuse, en faveur des visiteurs les plus jeunes (halte-garderie, éveil culturel des bébés et des tout-petits, ateliers hebdomadaires pour les enfants dès 3 ans? visites et ateliers pour les scolaires), les plus fragiles (parcours tactile pour les malvoyants, audioguides munis de colliers magnétiques pour les malentendants, ateliers sensoriels pour les personnes handicapées mentales…) ainsi que pour les personnes éloignées des pratiques culturelles (actions menées dans le cadre de la Politique de la Ville, en milieu hospitalier, à la maison d’arrêt…). La politique d’expositions est également ambitieuse mettant en valeur l’histoire du musée et de la ville, la collection de peinture flamande, fleuron des collections, ou les figures tutélaires que sont Antoine Watteau et Jean-Baptiste Carpeaux, sans omettre une exigeante ouverture sur d’autres cultures, comme sur la création contemporaine.Vingt après cette première rénovation, la Ville de Valenciennes relance un grand projet pour son musée. Entre 2014 et 2015, des travaux conséquents sont entrepris avec le remplacement du système de chauffage et de climatisation, le renouvellement des éclairages, le remplacement du parquet, le réaménagement de l'escalier d'accès extérieur et de l'accueil du musée, la refonte du parcours muséographique avec le choix d'un ton «gris pierre de lune» pour la rotonde Carpeaux... L’exposition « Rêveries italiennes, Antoine Watteau et les peintres français de paysage au XVIIIe siècle » labellisée Mons 2015, capitale européenne de la culture, m

Atouts majeurs

Le parcours de visite conduit de l'archéologie aux oeuvres de la première moitié du XXe siècle, avec en points d'orgue la peinture baroque flamande du XVIIe siècle et la sculpture du XIXe siècle. XVIe et XVIIe siècles : une collection exceptionnelle. La peinture ancienne est dominée par un ensemble remarquable de tableaux flamands du XVIe et surtout du XVIIe siècles, parmi lesquelles de grandes oeuvres religieuses provenant pour la plupart d'églises de Valenciennes et des environs. La figure centrale de Rubens (Triptyque de saint Etienne, Descente de croix) est admirablement relayée par d'autres artistes majeurs comme Van Dyck, Jordaens, Van Mol, Janssens, De Crayer. Des paysages et des natures mortes complètent ce panorama. Autour de Watteau : le peintre des fêtes galantes, Antoine Watteau, est né à Valenciennes et a laissé la marque de son nom célèbre dans les collections du musée (Le Faune et L'Enjôleur, La Vraie gaieté). Il fut l'inventeur d'un genre élégant, représentatif du XVIIIe siècle français, perpétué par de nombreux disciples, dont Jean-Baptiste Pater, François Boucher, Michel-Barthélemy Ollivier, Louis et François Watteau de Lille... Le XIXe siècle : la collection du XIXe siècle est dominée par la sculpture et notamment par la figure de Jean-Baptiste Carpeaux. Un espace à part est entièrement consacré à son oeuvre peint et sculpté. Il s'ouvre sur une rotonde centrale, où les oeuvres de Lemaire, Hiolle, Crauk, Chapu, Degas forment un superbe jardin de sculptures. La crypte archéologique : présentant des objets témoignant de l'histoire régionale depuis la période celtique jusqu'au Moyen Age, la crypte archéologique ne cesse de s'enrichir grâce aux fouilles toujours en cours : des peintures gallo-romaines de Famars aux gisants médiévaux du couvent des Dominicains, en passant par l'exceptionnel ensemble d'enseignes de pèlerinage retrouvées dans le lit de la rivière Sainte-Catherine entre 1999 et 2003, ces collections attestent de la permanence de l'occupation humaine en Hainaut depuis le Ier siècle avant notre ère.

Intérêt

Le bâtiment actuel a été édifié sur l'emplacement des anciennes fortifications par l'architecte prix de Rome Paul Dusart

Source:

Ministère de la Culture - Données originales téléchargées ( mise à jour du 25 juin 2019 licence ouverte v2.0 (Etalab) ) sur « Musées de France : base Muséofile »