Musée d'art et industrie

Le Musée d'art et industrie est un Musée de France situé en région Auvergne-Rhône-Alpes dans le département de la Loire en France sur la commune de : Saint-Etienne. La notice bibliographique proposée vous permet de parcourir des ouvrages par thème géographique , historique ou artistique


Contexte

Informations

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Thèmes des collections

Céramique Histoire de l'art Mobilier Numismatique Peinture Photographie


Description

Historique

Naissance d'un musée municipal à vocation généraliste et esthétique. Les collections initiées en 1833 à partir d'un cabinet de curiosité (médailles, tableaux, coquillages et animaux naturalisés), puis d’un ensemble d’armes et rubans visant à instituer un "musée de fabrique" célébrant les industries d'art essentielles à l'essor de la ville. En 1851, l'achat des prestigieuses collections du maréchal Oudinot, justifie l'installation du musée dans le Palais des Arts achevé en 1861. Le stravaux de cet édifice d'abord prévu pour abriter la sous-préfecture, furent arrêtés en 1856, date à laquelle Saint-Etienne devient Préfecture de la Loire. La municipalité décida alors de poursuivre l'édification d'un musée célébrant les industries d'art impliquées dans l'essor de la ville. Le projet de Marius Vachon ou la naissance du musée d’Art et d’Industrie (1889) : Aidé des plus prestigieux fabricants et soutenu par les ouvriers, Marius Vachon, publiciste d’origine stéphanoise, chargé par le Ministère des Beaux-Arts et de l’Enseignement d’étudier sur le terrain les musées et écoles d’art en France et en Europe, réorganise en 1889, le musée de fabrique en Musée d’Art et d’Industrie. Il conçoit le musée comme une véritable arme économique, à la fois lieu de conservation de collections de rubanerie et d’armurerie de modèles d'art décoratif et de prototypes techniques, afin de développer un lieu de formation et d’émulation pour les industriels stéphanois, dessinateurs de rubans et graveurs d’armes, issus de l’École Régionale des Arts Industriels de Saint-Étienne. Un musée en expansion à la fin du 20° siècle : Au début du XXe siècle, en dépit du prestigieux legs Ogier, comprenant des collections d’objets d’art, des émaux, des ivoires, des céramiques et du mobilier, le musée connaît de nombreux heurts liés aux transformations et difficultés subies par les industries d’art. Dès 1947 désormais contrôlé, sous l’impulsion d’un nouveau conservateur, Maurice Allemand, le musée  oriente ses acquisitions vers l’art moderne et ouvre des départements industriels nouveaux le cycle et la mine. Dans les années 1970, Bernard Ceysson accentue cette politique d‘acquisition en faveur de l’art contemporain, soutenue activement par la fondation Casino. La fin des années 1980 voit le musée d’Art et d’Industrie essaimer sur trois sites, tant les collections et activités se sont développées. Le musée d’Art moderne est inauguré en 1987, le Musée de la Mine sur le site de l’ancien puits Couriot ouvre sa galerie en 1991. Le musée d’Art et d’Industrie dirigé par Nadine Besse se recentre alors sur ses collections d’art industriel autour des armes, des cycles, des rubans et du patrimoine industriel et ethnographique. La collecte de pièces contemporaines reste alors d’actualité, d’autant que le tissu industriel régional est en pleine rénovation. Le musée reste attentif à l’émergence des nouvelles industries d’art et se positionne aux racines du design. Sous la houlette de sa conservatrice, Nadine Besse, le projet scientifique et culturel validé en 1995 propose autour de riches collections un musée de société très participatif : conservatoire unique des techniques traditionnelles et industrielles, lieu d’échanges et une passerelle entre le passé et le futur. En 2001, entièrement redéployé dans un bâtiment rénové par Jean-Michel Wilmotte, le musée d’Art et d’Industrie  réouvre ses portes.

Atouts majeurs

A partir de la relation entre l'art et l'industrie le musée propose une approche concrète de l’histoire et de la création industrielle incarnée dans le patrimoine régional. A travers une muséographie adaptée à différents niveaux, on découvre, étage par étage, les collections d’armes, rubans ou cycles. Des explications claires et animées, rendues interactives par des écrans tactiles, autorisent une visite libre avec des parcours personnalisés. Les approches multiples incitent à une lecture transversale des collections et font appel à des disciplines très variées : arts plastiques et design, histoire, sciences et techniques, anthropologie du travail. Les expositions temporaires permettent, quant à elles, de contextualiser les collections, de montrer des pièces qui ne peuvent rester en présentation permanente ou de mettre l’accent sur un sujet en rapport avec l’actualité, comme le veut la vocation d'un musée de société : un engagement dans la valorisation du patrimoine et l'ouverture à la créativité. Armes : Des premières armes à feu aux armes de chasse et de guerre les plus contemporaines, la collection du musée, enrichie par le dépôt d'armes réglementaires de la Manufacture Nationale d'Armes de Saint-Étienne, rend compte de la créativité des armuriers stéphanois et des productions étrangères. C'est la deuxième collection d'armes en France après celle du Musée de l'Armée à Paris. Cycles : En 1886 la première bicyclette française est fabriquée à Saint-Étienne, acte fondateur d'une industrie qui connaîtra une renommée internationale grâce notamment aux produits de Manufrance, Ravat, Automoto... À travers ses collections, le musée d'Art et d'Industrie rend compte de l'évolution historique, technique et sociale de ce moyen de locomotion tout à fait à l'ordre du jour. La relation corps/machines/usages constitue le fil rouge de la scénographie. Textile : Principal centre créatif du ruban, Saint-Étienne abrite en son musée la plus grande collection de rubans du monde, ainsi que des machines, accessoires, outillages et mobiliers représentatifs de ce savoir-faire traditionnel et de ce milieu professionnel original. Le cachet du ruban s'accorde aux créations haute couture aussi bien qu'à l'innovation technologique. Art décoratif : Céramiques, émaux, ivoire, miniatures, dessins et esquisses, orfèvrerie, médailles et monnaies composent également la collection historique du musée propres à inspirer les dessinateurs de rubans ou les graveurs sur armes œuvrant dans les industries d'art stéphanoises. Arts graphiques et archives publicitaires témoignent des savoir-faire commerciaux des manufactures et maisons de commerce telles Manufrance et Casino.

Intérêt

Destiné d'abord à être la sous-préfecture de la Loire, le bâtiment construit en 1850 est un exemple de l'architecture des bâtiments officiels de cette époque. La rénovation complète du musée a été lancée en 1996. Le parti architectural a été axé sur quatre thèmes : fluidité des circulations verticales, création d’une extension vers l’arrière du bâtiment permettant de mieux créer la liaison avec le parc environnant, aménagement du sous-sol en un vrai espace muséographique, mise en valeur du bâtiment d’origine en le débarrassant autant que possible des ajouts malheureux et en soulignant la beauté des volumes existants.

Source:

Ministère de la Culture - Données originales téléchargées ( mise à jour du 25 juin 2019 licence ouverte v2.0 (Etalab) ) sur « Musées de France : base Muséofile »