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musée Jean-Jacques Rousseau

« musée Jean-Jacques Rousseau » est un musée de France situé dans la ville de Montmorency dans le département de Val-d'Oise en région Ile-de-France en France. La notice proposée vous permet de parcourir des sources sur des thèmes géographiques , historiques ou artistiques.

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Historique

Montmorency représente, dans la vie et l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau, une époque essentielle. Arrivé en 1756, Jean-Jacques Rousseau y écrit ses grandes oeuvres littéraires et philosophiques: La Lettre à d'Alembert sur les spectacles, «La Nouvelle Héloïse», «Emile», «Du Contrat social». Le départ précipité du proscrit le 9 juin 1762, après la condamnation de «L'Emile», transforme Montmorency en lieu de pèlerinage. Quatre sites, plus ou moins accessibles, s'offrent alors à ses admirateurs : Le grand parc de Montmorency et ses deux châteaux ; L'Ermitage, à l'écart du centre-bourg ; Le petit Mont-Louis, au coeur du village ; La Châtaigneraie, au flanc du coteau qui mène au plateau des Champeaux. Ces différents lieux vont connaître des fortunes diverses au cours des XIXe et XXe siècle. Aujourd'hui, seul le Mont-Louis (actuel musée Jean-Jacques Rousseau) demeure. Au XIXe siècle, la maison du Mont-Louis appartient à un propriétaire privé. En 1865, l'humble maison rurale est agrandie par l'adjonction d'une excroissance qui la masque sur deux côtés. Ce que ne pouvaient deviner les contemporains de cette défiguration, c'est que, paradoxalement, elle allait sauver ce lieu de pèlerinage et qu'un siècle plus tard celui-ci se transformerait en « lieu de mémoire ». C’est en voyant disparaître l'un après l'autre les vestiges d'un rousseauisme toujours ardent que les admirateurs du « père de la liberté française » ont émis l’idée de créer un musée où seraient rassemblées « dans un asile » les quelques « rares épaves que le temps a respectées ». L’occasion en est donnée en 1873 lorsque le maire de Montmorency, Emilien Rey de Foresta, entend parler d'une possible vente par un ancien propriétaire de l’Ermitage, Alphonse Huet, du mobilier que celui-ci avait fait authentifier en 1852 lors de son départ de Montmorency pour Paris. Ce mobilier réputé avoir été utilisé par Jean-Jacques Rousseau est cédé gratuitement par Alphonse Huet dans les termes suivants : « 1° la couche de Rousseau ; 2° la table sur laquelle il a écrit sa Nouvelle Héloïse ; 3° son baromètre ; 4° deux chiffonniers ; 5° une petite étagère ; 6° 2 bocaux cristal dont Rousseau abritait sa lumière, pour pouvoir lire le soir dans le jardin ; 7° la couche de Thérèse ». Malheureusement, les cruelles nécessités du moment (séquelles de la guerre de 1870 et occupation allemande), grèvent encore les finances d'une commune aux revenus modestes. L’affaire en reste là pendant cinq ans. Ce n'est qu'en 1878 que le legs Huet est finalement accepté. Il est entreposé dans l’ancienne école de garçons située face à l’ancienne mairie où il restera jusqu’en 1891, date de la démolition du bâtiment et de l’agrandissement de la place de la Mairie. Les collections sont reléguées rue Jean-Jacques Rousseau dans un petit pavillon de deux étages, non loin du musée actuel, dont le rez-de-chaussée sert de magasin à pétrole et d’entrepôt. En 1898, prenant conscience du danger de cette situation, la municipalité décide de réaménager les lieux pour en faire un musée digne de ce nom. C’est ainsi qu’est officiellement créé le premier musée Jean-Jacques Rousseau. En 1906, un second musée est créé au premier étage du nouvel hôtel de ville. Devant l’abandon du Mont-Louis par son dernier propriétaire en 1936, le maire de la ville aidé du conservateur du musée, René Chapuis, décide son conseil municipal à acquérir la propriété. Lors de l’acquisition en 1946, dans le but de mener à bien « la restauration, l’aménagement, la conservation et la mise en valeur de la maison dite Le Mont-Louis », le Comité du Mont-Louis et des amis de Jean-Jacques Rousseau est créé. A sa tête, deux noms prestigieux confèrent une envergure nationale à l’entreprise : Louis de Talleyrand-Périgord (1867-1951), dernier duc de Montmorency, et Edouard Herriot (1872-1957), ancien président du Conseil et député-maire de Lyon. Pour faire sortir de la ruine le Mont-Louis, quatre années seront nécessaires. Le transfert des collections de la mairi e au Mont-Louis commence le 31 mai 1950 mais l’inauguration officielle du troisième Musée Jean-Jacques Rousseau n’a lieu que le 9 juin 1952. Fermé après les commémorations du bicentenaire de la mort de Rousseau et Voltaire en 1978, le musée - la maison de Rousseau et son agrandissement moderne - fait l’objet d’un projet de transformation de l’extérieur et de l’intérieur du bâtiment. Les travaux sont menés en 1982. A l’occasion du tricentenaire de la naissance du philosophe (1712- 2012), le musée est de nouveau rénové. Un cabinet d’architecte-scénographe est engagé afin de réaliser la nouvelle salle d’exposition temporaire ainsi que l’accueil. Le plancher de l’étage est refait à neuf avec un nouveau parquet, des vitrines modernes, un nouvel éclairage et un chauffage au sol permettent de meilleures conditions de présentation des oeuvres et une amélioration du confort de visite.

Atouts majeurs

Manuscrits : L'Olympiade de Pergolèse copiée par Jean-Jacques Rousseau (1777) ; Lettres élémentaires sur la botanique (1771-1774) par Jean-Jacques Rousseau. 8 Lettres autographes à l’encre ferro-gallique brune sur papier vergé. Peinture : Promenade de Julie et Saint-Preux sur le lac de Genève (Salon de 1824) par Charles-Edouard LE PRINCE, baron de CRESPY, dit CRESPY LE PRINCE. Arts graphiques : Portrait au pastel de Jean-Jacques Rousseau (vers 1764) par Maurice-Quentin de La Tour ; Deux dessins de la Châtaigneraie par Camille Pissarro. Objets : L'Herbier pour Mademoiselle Delessert (1771-1774) réalisé par Jean-Jacques Rousseau.

Intérêt

non renseigné

Source:

 Ministère de la Culture et de la Communication - Données originales téléchargées ( mise à jour du 25 juin 2019 licence ouverte v2.0 (Etalab)  ) sur « Musées de France : base Muséofile »