LIVRE

L’enfant et la mort dans l’Occident néolithique

Catégorie : Archéologie

L’enfant et la mort dans l’Occident néolithique

Alain Beyneix


  • Editeur :* Editions Errance
  • Collection :* Hespérides
  • Genre : Etude
  • ISBN-10 : 2877726282
  • EAN, ISBN-13: 9782877726283
  • Langue: Français
  • Année de parution: 05-09-18
  • Nombre de pages: 160
  • Format : 24 x 1,1 x 15,8 cm
  • Reliure: Broché
  • Prix indiqué : 25,00€

Description

À l’image de toutes les sociétés prétransitionnelles, les populations agropastorales européennes du VIe au IIe millénaire av. J.-C. connurent un taux très élevé de mortalité infantile. Quel fut l’impact de cette faible espérance de vie des plus jeunes sujets sur les liens familiaux ? Les enfants morts firent-ils l’objet d’indifférence, comme on l’a longtemps supposé, ou au contraire bénéficièrent-ils de soins accrus ? Questionnement complexe que ce livre tente d’élucider en modifiant notre regard sur l’enfant du néolithique
.
Informations fournies par l'auteur :

Docteur en préhistoire et chercheur associé à l’UMR 7194 du CNRS et du MNHN, Alain Beyneix est l’auteur de plusieurs livres remarqués. Dans ce dernier ouvrage, préfacé par Primitiva Bueno Ramirez, professeur de préhistoire à l’Université d’Alcala de Henares à Madrid, l’auteur a focalisé son attention sur les tombes d’enfants car les premiers paysans néolithiques du VIe au IIe millénaire avant J.-C. ont connu un taux très élevé de mortalité infantile. Près de la moitié des nouveau-nés n’atteignaient pas l’âge adulte ! L’auteur s’est demandé si les enfants précocement décédés avaient vraiment fait l’objet d’indifférence comme on l’a longtemps supposé ou au contraire s’ils avaient bénéficié de soins accrus ?

Après enquête, Alain Beyneix juge que par rapport aux adultes, les sépultures d’enfants témoignent du même investissement dans l’appareil funéraire. On remarque que des gestes précautionneux furent souvent apportés par les proches à la sépulture : architecture de la tombe, disposition soignée du corps, dépôt de mobilier parfois abondant et diversifié pouvant afficher la position sociale du jeune défunt jusque dans la mort. Visiblement, les nouveau-nés et les touts petits décédés précocement ne quittaient pas le cadre domestique. Les parents les ensevelissaient à l’intérieur de la maison ou à proximité de l’habitat. Peut être considérait-on alors que le petit enfant n’avait pas encore pris sa place dans le groupe social et qu’il restait dans l’environnement familial ou attaché étroitement à l’univers féminin. Passé le cap de la petite enfance, les jeunes disparus se retrouvent en plus grand nombre parmi les morts adultes. Ils recevaient alors le même traitement que leurs aînés mais en fonction de leur appartenance sociale. C’est ainsi que l’on peut expliquer la pluralité des comportements funéraires à l’égard des enfants : enfants valorisés, enfants relégués, enfants martyrs et victimes de violences interpersonnelles, enfants dépecés et probablement mangés…

Partager


Ajouter à votre bibliographie ?

Mots clés

Néolithique

Recherche thématique